Foire aux Questions (FAQ)
1) Quelle est la différence entre une personne séropositive et un malade du SIDA ?
Une personne séropositive est une personne qui a contracté le virus du SIDA et n’a pas développé la maladie.
- elle risque de devenir malade après un délai plus long variant d’un individu à l’autre ;
- elle risque de transmettre le VIH à d'autres personnes, par voie sexuelle, sanguine ou, pour les femmes, au cours d'une grossesse ou de l'allaitement
Le SIDA : c’est le stade terminal de l'infection par le VIH ; à ce stade, on note l'apparition de signes et de symptômes caractéristiques de maladies plus ou moins graves, telles que l’apparition de boutons sur le corps, la diarrhée chronique, la toux persistante et l’amaigrissement.
2) Qu'est-ce qu'une infection opportuniste ?
Une infection opportuniste est une infection due à un germe, souvent présent dans l'environnement ou même dans l'organisme, mais qui, en règle générale, n'est pas capable de provoquer une maladie grave si les défenses immunitaires sont intactes. De nombreux germes responsables d'infections opportunistes vivent en parfaite cohabitation avec l'organisme tant que ses défenses sont intactes. En revanche, lorsque ces défenses ne fonctionnent plus, le germe saisit cette « opportunité » pour se développer et provoquer la survenue d'une maladie.
3) Quels sont les modes de contamination ?
Le virus se transmet d'une personne contaminée à autre personne. La transmission peut avoir lieu dans trois types de situations précises et bien connues :
- Lors de rapports sexuels, homosexuels ou hétérosexuels, avec des personnes infectées par le VIH si ces rapports ne sont pas « protégés » par l'utilisation correcte de préservatifs : toute pénétration vaginale ou anale non protégée risque d'être contaminante. En l'absence de protection, la transmission au cours d'un rapport sexuel n'est pas systématique, mais une seule fois peut suffire.
- Par contact sanguin : le virus étant présent dans le sang, l'exposition au sang d'une personne séropositive peut entraîner la transmission du VIH. Ce mode de contamination touche principalement les toxicomanes s'injectant des drogues par voie intraveineuse au moyen de seringues qu'ils s'échangent.
Il concerne également les professionnels de santé en cas d'accident exposant à du sang au cours de soins.
La pratique des transfusions sanguines a également entraîné, au cours des premières années de l'épidémie, la contamination de nombreuses personnes transfusées (les donneurs de sang ne courent aucun risque de contamination). Ce mode de contamination est devenu exceptionnel depuis 1985 avec la mise en place d'un dépistage systématique de l'infection par le VIH pour tous les donneurs de sang. De même, le chauffage des dérivés sanguins destinés aux hémophiles a été institué à cette époque.
Un dépistage systématique est également pratiqué pour les dons d'organes, de sperme et de lait. Ce dépistage permet d'éviter tout risque de transmission par le sperme et le lait. En effet des tests répétés permettent de s'asssurer de la séronégativité des donneurs.
Les scarifications, les tatouages, les pédicures-manucures, les circoncisions en série sont des actes qui peuvent transmettre le virus du SIDA d’un individu à l’autre.
- De la mère à l’enfant : la transmission du VIH peut survenir entre une femme séropositive enceinte et son enfant durant la grossesse ou au moment de l'accouchement. L'allaitement constitue également un mode de contamination possible de l'enfant.
4) Une piqûre de moustique peut-elle transmettre le VIH ?
Non.
Après avoir piqué, un moustique digère le sang, et le virus VIH avec s'il était présent dans le sang. Il n'y a donc pas de risque d'attraper ce virus par une piqûre de moustique.
Si le moustique transmettait le VIH, beaucoup de béninois seraient fatalement contaminés
5) Comment savoir si on est contaminé par le VIH ?
Il faut pour cela faire un test de dépistage.
Ce test sert à détecter les anticorps produits en réaction à la présence du virus dans l'organisme. Ces anticorps anti-VIH témoignent donc de l'infection par le VIH de la personne chez qui le test a été réalisé. Une personne est dite séropositive pour le VIH lorsque le test de dépistage montre la présence d'anticorps anti-VIH dans son sang, ce qui signifie qu'elle a été contaminée par le virus.
Un résultat positif doit être systématiquement contrôlé par un autre test dit de confirmation (automatiquement réalisé par le laboratoire). Une personne dont le résultat est négatif est dite « séronégative ».
Au Bénin le test est fait gratuitement dans tous les centres publics agréés.
6) Où trouver les adresses des sites de dépistage, de prise en charge par les ARV et les sites de Prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant
Elément en cours de préparation
7) Comment éviter la transmission ?
Pour éviter la transmission par voie sexuelle il faut se référer à la formule ABCD.
A : Abstinence ; il faut tout simplement éviter les rapports sexuels, il est conseillé aux jeunes de s’abstenir de rapports sexuels jusqu’au mariage. Les personnes adultes peuvent pratiquer l’abstinence dans des situations de célibat géographiques (déplacements en dehors du domicile).
B : bonne fidélité entre partenaires non infectés
C : condom ; utilisation du préservatif (masculin ou féminin) chaque fois et toutes les fois où l’on se trouve dans une situation de rapport sexuel occasionnel.
D : Dépistage : Il est conseillé à tout individu de connaitre sont été sérologique. Cela participe de la prévention contre l’infection ou la ré-infection.
- Pour les risques de contamination par le sang,
Il faut éviter de partager avec autrui tout objet coupant ou tranchant la peau (lame, aiguille, couteau pour circoncision et excision, objet de pédicure- manucure etc. …).Il faut éviter de laver à mains nues les habits couverts de sang de femme ayant accouché ou des accidentés.
Les professionnels de santé doivent respecter les règles de prévention, notamment le port de gants pour les soins, ne pas récapuchonner les aiguilles après usage, stériliser correctement les matériels de soins ;
Eviter la transfusion de sang non testé, les toxicomanes par voie intra-veineuse doivent avoir leur seringue personnelle, et ne jamais la partager ;
Pour les risques de transmission de la mère à l’enfant, pour éviter de transmettre le virus à son enfant, une femme enceinte doit d’abord se faire dépister. Lorsqu’elle est infectée, elle adhère au protocole de prévention de la transmission mère-enfant qui lui est proposé lors de la consultation prénatale.
8) Peut-on porter deux préservatifs ou plus à la fois pour plus de sécurité ?
Surtout pas ! Il n’est pas utile de mettre plusieurs préservatifs à la fois. Les frottements des préservatifs les uns sur les autres ont pour conséquences que l'un et l'autre se déchirent. Pour être en sécurité un seul bien utilisé suffit. Il faut penser à vérifier que la date de péremption n’est pas dépassée et que l'emballage du préservatif est étanche.
NB : le port du préservatif requiert une patience pour une utilisation correcte.
9) Pour qui le test de dépistage est-il conseillé ?
Le test de dépistage volontaire est conseillé pour tout le monde ; les mineures doivent recevoir une autorisation parentale pour le faire. Toute personne demandant à être testée doit être informée de la signification de ce test et des conséquences d'une éventuelle séropositivité, Un test ne doit jamais être réalisé à l'insu du patient.
Le test de dépistage doit être suscité chez les femmes enceintes lors des consultations prénatales, chez les agents de santé en cas d’accident d’exposition au sang. Il est systématique chez les donneurs de sang et d’autres organes ou tissus et chez la mère allaitante (nourrice).
10) Que signifie un test de dépistage négatif ?
Les anticorps anti-VIH apparaissent dans un délai de 2 à 4 semaines en moyenne après la contamination. Le test de dépistage des anticorps est donc négatif au tout début de l'infection, même si la personne est contaminée. D'autres examens peuvent cependant permettre de diagnostiquer l'infection avant l'apparition des anticorps...
En pratique, être "séronégatif" signifie que la personne n'était pas contaminée par le VIH trois (3) mois avant de faire le test (dans certains cas avec la sensibilité des tests actuels, ce délai peut être diminué). Si cette personne n'a eu depuis que des rapports protégés (avec préservatif), et pas de risque de contamination par voie sanguine, elle est sûre de ne pas être contaminée par le VIH, sinon, elle devra refaire un test (3 mois après le dernier rapport non protégé) pour avoir une réponse certaine.
Un résultat négatif ne constitue pas pour autant une protection définitive contre la maladie. Etre séronégatif à un certain moment ne signifie pas que l'on est pour toujours hors de danger. Les règles de prudence continuent de s'imposer pour éviter la contamination.
11) Les médicaments antirétroviraux guérissent- ils le SIDA ?
Non ! Actuellement, il n’existe aucun médicament capable de guérir le sida. Les médicaments antirétroviraux existants ralentissent le développement de la maladie et permettent aux malades de mener une vie normale sans faire disparaître le virus du corps des personnes infectées.
12) Les préservatifs livrés en Afrique portent ils le VIH ?
Non, le VIH est un virus qui vit au dépend des cellules spécifiques de l’organisme en dehors desquelles il ne peut survivre. Il ne peut donc pas survivre sur un caoutchouc surtout pendant des années. Le liquide retrouvé sur les préservatifs n’est qu’un lubrifiant.
13) Les préservatifs Prudence Plus sont ils de même qualité que ceux vendus en pharmacie ?
Oui, qu’ils soient aromatisés, parfumés, fins, superfins, poilus ou granulés, les préservatifs jouent le même de protection et peuvent constituer dans les mêmes conditions des risques suite à une mauvaise utilisation.
14) Quelle est l’origine du SIDA ?
Des débats au niveau international ont été menés sur cette question sans pour autant aboutir une réponse scientifique. Il n’est pas utile aujourd’hui de chercher à connaître l’origine du SIDA. Le SIDA se trouve partout dans le monde et donc au Bénin. L’important, c’est de se protéger.
15) L’utilisation du préservatif réduit-elle la jouissance ?
Non ! L’utilisation du préservatif prolonge le plaisir. La jouissance est beaucoup plus un état psychologique.
16) Le fait d’uriner ou de faire la toilette intime aussitôt après un rapport sexuel non protégé empêche t-il la transmission?
Absolument pas ! Le seul moyen d’éviter la transmission dans ce cas est l’utilisation correcte d’un préservatif.
17) Le matériel utilisé pour prélever le sang chez les donneurs transmet il le VIH ?
Pas du tout. Le matériel utilisé pour le prélèvement de sang est du matériel à usage unique. En milieu de soins, le personnel médical et paramédical est instruit pour désinfecter et stériliser le matériel réutilisable et procéder à une élimination correcte du matériel à usage unique.
18) Le rang social, la constitution physique ou la confiance à un (e) partenaire occasionnel (le) dispense t-il de l’utilisation du préservatif ?
Non ! Qu’on soit riche ou pauvre, ministre ou planton, fort ou faible, il n’existe aucun signe distinctif extérieur permettant de reconnaitre un séropositif. Tout partenaire occasionnel doit être considéré comme un porteur potentiel et donc le port de préservatif est indispensable.
19) Les chiffres communiqués sur la prévalence du VIH par le PNLS sont –ils fiables ?
Oui, les chiffres obtenus pour la séroprévalence dépendent de la méthode utilisée. Cette méthode est celle recommandée par l’OMS à tous les pays. Annuellement, ces chiffres sont obtenus à partir des femmes enceintes prises en consultation prénatale à une période donnée et dans une cinquantaine de maternités réparties sur tout le territoire national. Les formules statistiques permettent de faire des estimations à l’échelle nationale.
20) Comment expliquer qu’une même personne présente 2 résultats de test VIH différents d’un laboratoire à un autre ?
En principe, on ne devrait pas avoir 2 résultats différents pour un même individu d’un laboratoire à un autre; si cela arrivait, on peut soupçonner :
- la qualité du réactif utilisé au niveau des 2 laboratoires ;
- le non respect de l’algorithme surtout concernant les tests rapides.
21) Existe – t –il des médicaments traditionnels qui guérissent le sida ?
Non ! il existe des médicaments traditionnels efficaces pour traiter certaines infections opportunistes comme la diarrhée, la toux, les boutons sur le corps etc. La disparition de ces symptômes ne signifie pas que le virus est tué. Des efforts doivent être faits entre les praticiens de la médecine traditionnels et de la médecine moderne pour approfondir les recherches afin de trouver un remède efficace.
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